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Le Gold Farming dans le New York Times


(c) New York Times Online

Julian Dibbell, auteur de plusieurs romans remarquables situés dans les univers virtuels (My Tiny Life, en 1999, ou Play Money, l’an passé)*, signe dans l’édition en ligne du New York Times** un article passionnant sur le gold farming en Chine.

Julian Dibbell a passé plusieurs semaines à filmer des adolescents à Nanjing, dont le quotidien salarié se déroule dans des ‘fermes numériques’ destinées à récolter des biens virtuels (principalement dans World of Warcraft) pour les revendre en devises plus trébuchantes sur des marchés en ligne parallèles.

Ces transactions (le real money trade ou RMT) sont interdites sur eBay depuis fin janvier 2007, mais le marché des biens virtuels continue à croître (estimé à 1,8 milliard de dollars US en 2006), et s’invente des circuits parallèles, profitant d’une quasi-absence de règlementation à l’échelle mondiale.

Dibbell explore les frontières de plus en plus floues qui séparent le jeu du travail (sans doute l’un des sujets du 21ème siècle), et s’intéresse avant tout aux destins de ces jeunes gamers professionalisés qui travaillent sous haute surveillance, parfois plus de 80 heures par semaine.

Les MMO et autres univers virtuels soulèvent d’innombrables questions en matière de droit du travail, de fiscalité, de protection de la personne. Il est peut-être temps que nos législateurs se penchent sérieusement sur ces univers créateurs d’emplois, de promesses et de désillusions…

A voir également sur YouTube, 3 extraits d’un documentaire sur les gold farmers chinois, tourné par Jin Ge, étudiant à l’université de San Diego.

*hélas non traduits en français. Mais si ça vous dit de les lire, je vous les prête volontiers…
** faites vite, le NYT bascule ses articles en archives payantes

Experience is the new reality

On parle souvent du metaverse, espace virtuel global né de l’imagination de l’auteur de science-fiction Neal Stephenson (‘Le Samouraï virtuel’). Mais à quoi ressemblera donc ce futur du web, interconnection permanente des êtres humains ? Peut-être à ceci :

(via readwriteweb)

Virtual Televi$ion

On savait MTV / Viacom particulièrement actif sur les mondes virtuels.
5 univers 3D inspirés des programmes du groupe, 230 micro-sites, et ce n’est qu’un début. Avant la Grande Convergence.

L’étape suivante, selon Mika Salmi, président de la branche digitale de MTV Networks (MTVN Global Digital Media), sera d’intégrer des avatars à l’antenne. Oui, (un peu) comme le firent jadis les frères Bogdanoff dans ‘Rayons X’ sur France 2… (photo http://www.xdprod.com).

image from http://www.xdprod.com

La fusion entre télévision et mondes digitaux a déjà commencé chez MTV Networks, avec un objectif limpide : multiplier les programmes, les canaux de diffusion, les produits dérivés, les communautés en ligne… et les espaces publicitaires commercialisables. Quelqu’un a parlé de ‘retour sur investissement’ ?

Le roi du porno virtuel

Stroker Serpentine @ VW2007, NY
Stroker Serpentine à VirtualWorlds 2007, New York

Kevin Alderman est un chouette gars. In real life. Dans sa seconde vie, il est Stroker Serpentine, entrepreneur entreprenant, à la tête d’un mini-empire virtuel classé X. Stroker fut le premier résident de Second Life à fabriquer un lit scripté d’animations sexuelles.

Stroker a de la suite dans les idées. On lui doit le sim Amsterdam, fidèle reproduction de la ville aux néons rouges, et haut lieu du tourisme sexuel de SL, qu’il vient de vendre à des investisseurs hollandais pour la coquette somme de 50 000 dollars US*. Mais aussi Strokerz Toyz, marque d’accessoires divers réservés à un public averti – dont le fleuron est sans conteste SexGen, le système d’animations adultes le plus vendu dans le metaverse.

Et ce n’est qu’un début. Après Amsterdam, Stroker a lancé Eros, communauté libertaire réservée aux adultes, et sorte de think-tank orienté cul, où les avatars de tout poil se retrouvent pour réfléchir et collaborer à de nouveaux produits susceptibles d’enrichir la vie sexuelle des avatars de Second Life. Ou celle de ceux qui les habitent…

A lire également, l’interview de Stroker chez Wired

*Update du 20.06.2007 : Stroker vient seulement de finaliser la vente d’Amsterdam SL au profit de 3dutch.com, société hollandaise décidée à ‘reprendre’ le projet, peut-être dans une optique de tourisme virtuel plus ‘soft’ que la version ‘made by a fan’.  source : Second Life Insider

Web 2.0 … The Machine is Us/ing Us

ou 5mn ‘d’ethnographie digitale’ pur jus par Michael Wesch de la Kansas State University.